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Projet art-science
TATIHOU — 16 mai ➞ 13 septembre

EMPREINTES, ENCAPSULER UN JARDIN

« Je veux peindre l'air dans lequel baignent le pont, la maison, le bateau.
La beauté de l'instant est ce que je cherche à capter. »

— Claude Monet

C’est dans cet héritage impressionniste que s’inscrit Empreintes, encapsuler un jardin, en déplaçant la question de la lumière vers celle des perceptions sensibles du vivant.

Et si ... ?

Et si les jardins de l'Ile Tatihou pouvaient être perçus comme une toile impressionniste ?

Non pour ce qu'ils montrent, mais pour ce qu'ils font ressentir.

Et si leurs parfums, leurs sons, leurs saveurs, leurs textures et leurs mouvements devenaient les couleurs d'un paysage invisible ?

Le projet en cours

Empreintes, encapsuler un jardin est un projet de recherche-création art-science porté par Le Dit de l'Eau dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste 2026.
Inspiré de l'esthétique impressionniste et nourri par les sciences de la nature, il réunit artistes, scientifiques et citoyens autour d'une exploration sensible des jardins maritimes de Tatihou.

Il cherche à révéler les dimensions invisibles du paysage et à renouveler notre relation au vivant.

Le projet s’appuie sur :

  • une résidence de recherche-création sur l’île,
  • des expérimentations sensorielles,
  • des actions participatives
  • et des créations immersives.

Une approche sensible et participative
Une collecte sensible pourrait être proposée aux personnels de l'île et aux visiteurs volontaires, les invitant à partager une odeur, un souvenir ou une émotion liée aux jardins, afin d’enrichir la recherche et la création en faisant dialoguer expériences sensibles, arts et sciences.

Notre question

Comment rendre perceptibles et partageables les empreintes invisibles d'un jardin, sans figer ce qui fait sa nature vivante et changeante ?

À la manière de Monet qui recomposait la lumière par touches de couleur, Empreintes, encapsuler un jardin fragmente l'expérience du jardin pour en révéler l'essence. Il ne cherche pas à conserver le paysage, mais à recueillir les traces passagères qu'il dépose en nous. Ces fragments nourrissent une recherche où l'art et la science explorent ensemble de nouvelles façons de percevoir, comprendre et partager le vivant.

Tatihou, une île-jardin comme laboratoire sensible

Façonnée par le vent, les embruns et les marées, Tatihou offre un paysage en perpétuelle transformation.

Ici, les odeurs changent selon des saisons.
Les sons ciculent avec le vent.
La lumière transforme les couleurs du paysage.
Les végétaux évoluent au rythme du climat.

Cette impermanence fait de Tatihou un lieu privilégié pour explorer ce qui relie les êtres vivnants à leur environnement.

Le projet s’appuie sur les jardins cultivés de l’île : le jardin maritime consacré à la flore indigène, le jardin exotique où se rencontrent des espèces venues d’ailleurs.

Tatihou n’est pas seulement le décor du projet : elle en est la matière première.

L’art et la science explorent ensemble le vivant

La science éclaire l’invisible, l’art le rend sensible. Ensemble, ils inventent de nouvelles façons de percevoir, de comprendre et de raconter le vivant.

Les scientifiques explorent les dimensions invisibles du paysage : odeurs, sons, saveurs, phénomènes atmosphériques et interactions écologiques. Botanique, écologie, acoustique environnementale et gastronomie deviennent des portes d’entrée pour révéler la richesse sensorielle des jardins de Tatihou.

Les artistes transforment ces recherches en expériences sensorielles : musique, danse, chant, créations olfactives et culinaires, dispositifs immersifs. Ensemble, scientifiques et artistes inventent une écriture partagée du sensible.

Inventer un langage olfactif du paysage

De ce dialogue entre arts et sciences naît une démarche : faire de l’odeur un langage artistique à part entière.

À partir des fragrances identifiées dans les jardins de Tatihou, le projet expérimente une écriture olfactive du paysage.

Jardins de Tatihou

Une lecture sensible des odeurs

Le projet observe les odeurs perçues dans les jardins. Il identifie leurs sources, évalue leur intensité et leur diffusion dans l’espace, et les décrit à partir d’une grille d’analyse sensible.

Pour les végétaux, les odeurs sont mises en relation avec des familles de molécules odorantes connues, sans analyse chimique en laboratoire.

Cette démarche constitue une lecture sensible et structurée du paysage olfactif, transformant les odeurs perçues en éléments de langage.

Une composition d’art olfactif

Les odeurs deviennent des éléments de composition, organisés dans le temps et dans l’espace, en dialogue avec la musique, la voix, le geste dansé et les paysages traversés.

Le projet se conclut par une composition d’art olfactif, qui révèle autrement le territoire des jardins de Tatihou, au cœur du Lazaret, et ouvre de nouvelles expériences sensorielles.

Encapsuler l’invisible

Le projet collecte et compose des fragments de paysage pour créer des capsules sensibles, empreintes du vivant.

Capsules olfactives

Capsules sonores

Capsules gustatives

Cartographies sensibles

Objet-mémoire

Autant de tentatives pour encapsuler l’éphémère et conserver la mémoire vivante d’un paysage.

Une expérience à vivre

Point d’orgue de cette aventure, deux promenades-spectacles immersives sont proposées au public au cœur des jardins maritimes. Au fil d’une déambulation mêlant sciences de la nature, musique, chant lyrique, danse, parfums, dégustation…, les visiteurs découvrent le paysage autrement, à travers l’ensemble de leurs sens.

Chaque parcours se prolonge par un concert olfactif où les odeurs deviennent une matière artistique à part entière, portée par les gestes de la danseuse.

Habiter autrement le vivant : ralentir, observer, ressentir, et renouer avec ce qui nous entoure.

Équipe scientifique et artistique

  • Sandrine Quillet - Direction scientifique et artistique | Conception et interprétation en sciences de la nature | Contenus olfactifs
  • Béatrice Laforge – Voix lyrique et musique électronique | Création musicale
  • Grégoire Quillet - Musique électronique et percussions | Création musicale
  • Mélissa Thomas – Danse | Chorégraphie
  • Hadrien Quillet – Composition d'art olfactif | Contribution aux contenus scientifiques

En collaboration avec les équipes de l'Île Tatihou

Projet soutenu par :

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